Que faire quand rien ne bouge?


Et que vous n’êtes ni au CES à Las Vegas, ni en train de faire les soldes ?

Depuis quelques temps, difficile d’ignorer la chanson d’une atonie de notre environnement économique. Langueur monotone d’un automne qui s’étire ou repli plus profond ? Humeur saisonnière ou courant de fond ? Flottement de ces fameuses transitions numérique, écologique, géopolitique … ?

Cela me rappelle la fois où mon ami et moi étions perdus en montagne dans le brouillard. La nuit venant, je ressentis l’urgence de descendre et nous embarquai au pas de charge en direction du tintement clair des clarines qui montait de la vallée. Seul repère sensoriel de notre espace-temps, promesse de sécurité et de chaleur. Il m’en dissuada et nous passâmes la nuit sous la tente au bord d’un lac glaciaire. Le lendemain, le ciel était clair. Nous ne pûmes pourtant trouver le refuge et fîmes le trajet inverse en repassant à l’endroit où j’avais voulu descendre. Quelques pas de plus et nous tombions à pic …

Je me remémore souvent cet épisode quand je manque de visibilité et alors je me rappelle de ne pas écouter les cloches et d’être patiente.

Et de relire le Traité du zen et de l’entretien des motocyclettes de Robert M. Pirsig, épopée cylindrée et existentielle à travers les étendues américaines.

En méditant sur cet extrait : « Sylvia a quelquefois l’air si déprimé par la monotonie et l’ennui de sa vie citadine que, dans cette infinité d’herbe et de vent, elle verra peut-être apparaître ce qui quelquefois apparaît quand on accepte la monotonie et l’ennui. Je sais ce que c’est mais je ne sais pas comment l’appeler. »

Et vous comment l’appelez-vous ?


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